UKRAINE: La formation du gouvernement de transition repoussée

La formation d’un gouvernement de transition en Ukraine, initialement annoncée pour mardi 25 février, a été repoussée à jeudi, a annoncé au parlement le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

“Je m’adresse aux dirigeants des fractions et des groupes parlementaires et je vous demande de faire en sorte que le vote (pour le gouvernement) ait lieu jeudi”, a-t-il déclaré, sans préciser de raison à ce report.

Il faut que la décision soit prise jeudi. On ne peut pas attendre plus longtemps”, a-t-il lancé aux responsables politiques. “Menez des consultations jour et nuit, mais il faut que ce soit transparent.”

La Russie, qui conteste la légitimité des autorités de transition pro-européennes, pourrait préciser sa position par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui doit donner une conférence de presse dans la matinée à Moscou avec son homologue luxembourgeois.

Lundi, Moscou a contesté la légitimité et les “méthodes dictatoriales” des autorités ukrainiennes, qui se sont tournées vers l’Occident pour une aide financière d’urgence et ont lancé un mandat d’arrêt pour meurtre contre l’ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch.

Au lendemain de la visite du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, le ballet diplomatique devrait se poursuivre mardi à Kiev avec l’arrivée du numéro deux de la diplomatie américaine, William Burns, pour soutenir les nouvelles autorités et plaider pour un redressement politique et économique.

William Burns sera accompagné de représentants du Trésor américain, lesquels “travailleront de concert avec des partenaires comme l’UE et le FMI pour discuter d’un soutien financier nécessaire” à l’Ukraine, a indiqué le département d’Etat.

“Difficile de travailler avec un tel gouvernement”

La Maison Blanche a de son côté évoqué “la nécessité de mettre en place un gouvernement de coalition multipartite, un gouvernement de techniciens qui pourra aider l’Ukraine à prendre les décisions importantes qui s’imposent, notamment en matière économique et financière”.

Plus abrupt, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a de son côté jugé “une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d’une révolte”. “Il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement”, a-t-il lancé à l’intention des Européens qui, eux, ont décidé de soutenir le nouveau pouvoir. Leur représentante Catherine Ashton a rencontré lundi Olexandre Tourtchinov et s’est rendue sur le Maïdan, la place de l’Indépendance, haut lieu de la contestation, pour déposer des fleurs à la mémoire des 82 tués lors des violences de la semaine dernière.

 

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