TRUMP ATTAQUE LA SYRIE PENDANT SON DINER AVEC LE PRESIDENT CHINOIS

Les réactions internationales se succèdent après les frappes américaines, dans la nuit de jeudi à vendredi, contre une base aérienne de l’armée syrienne. L’Iran et la Russie condamnent l’intervention de Washington, tandis que les alliés des Etats-Unis apportent leur soutien total à l’initiative.

En réponse à l’attaque chimique attribuée au régime de Bachar el-Assad mardi des dizaines de missiles américains ont frappé une base aérienne syrienne dans la nuit de jeudi à vendredi. Ce revirement spectaculaire opéré par Donald Trump, le président américain, ne manque pas de faire réagir partout dans le monde. Malgré cela le Président chinois Xi Jinping et son épouse ont été en tête en tête le même jour avec trump lui qui a constamment critiqué Pékin pendant et après la campagne électorale dans son club de golf de Mar-a-Lago en Floride. Des dossiers stratégiques ont été soulevés : la Corée du Nord, la base en mer de Chine méridionale, le commerce bilatéral.

 

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé une « agression contre un Etat souverain » ? Il estime que ces frappes américaines causaient un « préjudice considérable » aux relations entre Moscou et Washington. « Mais surtout, pour Poutine, cette action ne nous rapproche pas de l’objectif final de la lutte contre le terrorisme international, mais dresse au contraire de sérieux obstacles pour la constitution d’une coalition internationale pour la lutte contre [le terrorisme]. »

L’accord avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie, a été suspendu par la Russie. Elle  fait appel à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après les frappes américaines qui constituent selon Moscou « une menace à la sécurité internationale ».

L’Iran également  « condamne vigoureusement » cette intervention américaine. « Nous condamnons toute action unilatérale et l’attaque […] contre la base aérienne d’Al-Chaayrate sous prétexte d’une attaque chimique suspecte mardi à Khan Cheikhoun », a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangère

Source : RFI

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire