Google+
Breaking News
Home » Actualité » Thiès : divers acteurs formés aux principes de l’agriculture biologique
l’agriculture biologique

Thiès : divers acteurs formés aux principes de l’agriculture biologique

Des producteurs maraîchers et autres acteurs agricoles ont pris part à une formation aux principes de l’agriculture écologique biologique, jeudi, dernier jour de la foire de promotion de l’agrobiologie ouverte depuis samedi à la promenade des Thiessois, a constaté l’APS.

L’agriculture biologique est une pratique culturale qui n’utilise pas les produits chimiques, et qui se présente comme une alternative salutaire à l’agriculture conventionnelle, avec ses nombreux risques pour la santé humaine et l’environnement.

Une vingtaine de personnes dont des maraîchers, des étudiants en agrobiologie, des contrôleurs internes de la FENAB ont suivi “avec intérêt” cette formation. Des amateurs qui exploitent un mini-potager à la maison, ont également pris par la session.

Pour Adama Diop, animateur-formateur à la Fédération nationale pour l’agriculture biologique au Sénégal (FENAB), initiatrice de la foire, “l’un des principes fondamentaux de l’agriculture biologique est le respect de l’environnement”.

“Aussi l’agriculture biologique réprouve-t-elle tout usage de pesticides, d’engrais chimiques ou de semences non-biologiques” a-t-il expliqué, laissant entendre que “l’originalité de l’agriculture biologique est le recours à des pratiques culturales qui se soucient des équilibres naturels”.

L’agriculture biologique va de pair avec les principes d’écologie, d’équité, de santé, de précaution et de solidarité, a noté M. Diop. Bien qu’encore très minoritaire dans le monde où “seuls 12% des terres font l’objet d’une exploitation respectueuse de l’environnement”, de plus en plus de consommateurs, en Europe s’évertuent à ne manger que des produits de l’agriculture biologique, pour préserver leur santé.

Pour Ibrahima Seck, coordonnateur de la FENAB, “nos ancêtres étaient les précurseurs de cette forme d’agriculture qu’ils pratiquaient sans l’avoir apprise ni des Européens ni de personne”.

“C’est l’agriculture de Dieu”, a-t-il poursuivi, soulignant “la miséricorde qui la sous-tend, en ce sens que l’agriculteur biologique s’abstient de tuer les micro-organismes dans le sol, les insectes et les reptiles qui ont tous leur utilité”.

“Aujourd’hui, du fait de l’utilisation des pesticides nos populations d’oiseaux, de crapauds, d’abeilles ont été réduites”, a-t-il regretté, non sans relever que “l’autosuffisance alimentaire doit se faire dans la qualité”.

L’agriculture bio aide à l’autonomie de l’agriculteur, tout en préservant l’environnement pour les générations futures. Couplée avec l’agro-élevage, elle donne naissance à une économie circulaire, avec les déjections des animaux servant à fertiliser les cultures, dont les dérivés peuvent aussi nourrir les bêtes, a expliqué pour sa part, Cheikh Mbacké Thiandoum, formateur en agro-écologie.

Contrairement à l’agriculture conventionnelle, où tous les arbres sont coupés sur l’exploitation agricole, avec le bio, la présence d’arbres et d’arbustes est une condition préalable. En plus de couvrir les cultures des rayons du soleil, ces arbres, par l’azote qu’ils fixent ainsi que les micro-organismes qu’ils polarisent contribuent au bon développement des plantes.

L’animateur Abdoulaye Seck a toutefois précisé que “retourner à l’agriculture bio ne veut pas dire retourner à la houe”.

Cette agriculture propre admet l’utilisation de la machine tout en l’adaptant au respect de l’environnement a dit M. Thiandoum qui soutient que “l’agro-écologie est un monde petit mais intéressant”.

Pour lui, “le combat pour sa promotion est difficile à mener et demande beaucoup de courage et de patience”.

Src : APS

Check Also

Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a annoncé sa démission ce mercredi 14 …

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :