SUPPRESSION DES VILLES: La Société civile en guerre contre l’État

La résistance s’organise après les déclarations du ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, par ailleurs porte-parole du gouvernement. Les citoyens des collectivités territoriales concernées, notamment Dakar, Rufisque, Thiès et Guédiawaye, sont en train de constituer le Mouvement pour le maintien des villes.

C’est du moins ce qu’on relève dans une déclaration publiée hier, jeudi, par l’Ong 3D. la structure dirigée par Moundiaye Cissé n’est pas seule dans ce combat qu’il partage avec le mouvement «Y en A Marre», «léral Askan Wi» de Omar Faye, entre autres.

les signataires relèvent dans leur communiqué que la loi 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités territoriales reconnait, à travers ses articles 167 et suivants, la ville comme une collectivité territoriale. Ces dispositions régissent la formation des organes de la ville (section 1) ; les compétences de la ville (section 2) ; les finances de la ville (section 3) et enfin les relations entre la ville et les communes (section 4).

Et d’en déduire : «c’est donc avec une grande surprise que nous avons appris cette sortie malencontreuse et inopinée du ministre de tutelle et porte-parole du Gouvernement, qui ne fait que jeter de l’huile sur le feu d’un climat social déjà très tendu».

D’ailleurs, ils soupçonnent un lien entre la sortie du porte-parole du Gouvernement et les reports répétitifs des élections municipales et départementales, «entrainant une confiscation de la voix des populations». Avant de mettre en garde : «il ne saurait être toléré que le gouvernement, sous quelque prétexte que ce soit, remette en cause le statut des villes pour asseoir sa domination sur les territoires».

2Mv va se dresser «contre toute réforme territoriale qui remettrait obligatoirement en jeu la carte électorale, élément fondamental dans l’organisation des élections».

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