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Soudan du Sud : les rebelles affirment avoir repris le contrôle de Bor, ville stratégique

Les combats entre l’armée et les rebelles ont repris à Bor, ville stratégique du Soudan du Sud, alors qu’expire mardi 31 décembre un ultimatum de pays africains pour cesser les combats et entamer des pourparlers.

En milieu de journée, les rebelles affirmaient par la voix de leur porte-parole, Moses Ruai Lat, avoir repris le contrôle de cette ville de l’Etat du Jonglei. L’information a été immédiatement démentie par le porte-parole de l’armée sud-soudanaise, Philip Aguer, qui a affirmé que les combats n’étaient « pas finis ».

Des rebelles loyaux à l’ancien président Riek Machar avaient déjà pris Bor le 19 décembre, quatre jours après le début des sanglants affrontements. L’armée avait ensuite repris le contrôle le 24 décembre, mais mettait en garde depuis samedi contre une avancée vers la ville de jeunes miliciens, connus sous le nom d’« Armée blanche ». Dans la perspective de nouveaux combats, des milliers d’habitants avaient fui.

RIVALITÉ POLITIQUE ET ETHNIQUE

Le Soudan du Sud est déchiré par d’intenses combats depuis que le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président, limogé en juillet, de tentative de coup d’Etat le 15 décembre. Le conflit aurait déjà fait des milliers de morts et 180 000 déplacés.

Des informations ont aussi émergé sur des massacres, viols, meurtres à caractère ethnique. Car si les combats sont alimentés par une vieille rivalité politique, ils revêtent aussi une dimension tribale : le conflit entre les deux hommes utilise et exacerbe les antagonismes entre Dinka, tribu du premier, et Nuer, celle du second.

Lire la tribune de Gérard Prunier, ancien directeur du Centre français des études éthiopiennes : « Le problème du Soudan du Sud n’est pas ethnique mais politique ! »

Les Etats-Unis, parrains de l’indépendance du Soudan du Sud et son principal soutien depuis, multiplient les efforts mais disent faire face à une situation « très compliquée et précaire ». Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a parlé quasiment tous les jours aux deux rivaux et l’émissaire Donald Booth était encore lundi à Juba pour tenter de rapprocher les parties.

Lire : Soudan du Sud : Washington pousse à l’ouverture de négociations

Pour accepter un cessez-le-feu et entamer des discussions, les rebelles demandent notamment que le pouvoir libère tous les alliés de Riek Machar récemment arrêtés. Mais le président Kiir a souligné qu’ils ne pourraient être libérés qu’en suivant le processus judiciaire.

Ex-commandant rebelle lors de la guerre civile qui opposa longtemps Khartoum à Juba avant la signature d’un accord de paix en 2005, Salva Kiir avait été élu président peu de temps avant l’accès à l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.

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