Retombées positives de l’affaire Adji sarr : Sonko largement en tête sur le digital, selon une étude

Les réseaux sociaux sont devenus un baromètre important. Et le Pastef, surnommé «le Parti des réseaux sociaux»,semble en effet l’avoir bien compris.

Les chiffres sont sans appel, d’après une étude menée par «Digital Eyes», une entreprise spécialisée dans le traitement des données numériques. Le député et leader de Pastef est largement en tête dans la présence digitale au Sénégal. Ousmane Sonko, que l’on dit être le «candidat des jeunes», caracole en tête avec un pourcentage de 68 % contre 32 % pour l’actuel Chef de l’État, Macky Sall. C’est un sondage qui vient réconforter le sentiment
des communicants spécialisés en politique. En effet, cette entreprise a fait une étude pour mesurer la perception que les internautes ont d’Ousmane Sonko et de Macky Sall, en se basant sur des données numériques. D’après Digital Eyes, l’étude est fondée sur la notoriété, la présence d’esprit, la tendance de commentaires positifs, l’acquisition, la fidélisation d’audience et l’analyse d’existant.

Les chiffres donnent 68 % d’impressions positives à Ousmane Sonko, alors que le président de la République en est à 38 %. Des données qui placent inéluctablement le leader des Patriotes en tête. Ces deux protagonistes sont au-devant de la scène politique au Sénégal. Leurs noms font les choux gras de la presse. L’affaire «Sweet beauté» en est sans doute l’élément
catalyseur. Si Ousmane Sonko a vu sa côte de popularité augmenter, il le doit en grande partie à Adji Sarr. En effet, la «plus célèbre masseuse du pays», en accusant le député Ousmane Sonko de viol, l’a rendu plus populaire aux yeux des populations. Sonko a pris le «ballon au rebond» sur cette plainte pour se faire une santé politique. Il n’a pas cessé de tirer sur Macky Sall qu’il accuse d’être derrière Adji Sarr.

Mais, pour El Malick Ndiaye, secrétaire national à la communication du
Pastef, c’est tout autre.

Une stratégie mise en place

Selon El Malick Ndiaye, cette visibilité sur les réseaux sociaux est le fruit d’une stratégie mise en place. Depuis sa naissance, le parti avait un problème pour percer au niveau de la presse. Et comme les réseaux sociaux sont là, le Pastef en a profité pour partager ses activités. «Ce n’est pas quelque chose qui est venue du néant. Parmi les associations politiques, nous faisons au rang des premiers à utiliser Facebook Live. Ce qui fait que Pastef a commencé à intéresser la diaspora, les jeunes, les étudiants et les enseignants. C’est comme ça qu’on a commencé à massifier le parti», a-t-il expliqué. «Pour avoir une émission au niveau des médias, c’était tout à fait un problème. Raison pour laquelle, on a fait de Facebook notre fer de lance, en mettant en place des stratégies dont certaines sont dévoilées et d’autres non», a ajouté El Malick. Pour lui, tout ce qui est en train de se dérouler
sur les réseaux sociaux, c’est une «communication mûrement réfléchie» avec des personnes qui sont dédiées et un secrétariat qui compte plus d’une cinquantaine de personnes. D’après lui, même la page d’Ousmane est devenue un rendez-vous quand il y a des lives. L’autre chose est que Pastef, quand il a une activité, fait beaucoup de communication, de propagande avec des visuels partagés sur les pages.

Premier sur le digital après l’élection présidentielle

Après évaluation à la sortie de l’élection présidentielle, le Pastef était parmi les meilleurs. Mais, il ne s’est pas limité là. Le parti a mis en place une chaine digitale «Youtube» avec la création de «Jotna». Le parti a également créé des forums sur WhatsApp et d’autres supports où il fait énormément de partages. «Nous avons un système de partage de l’information véhiculée qui permet de battre des records. Ce qui fait que, quand il y a un visuel qui sort, en l’espace de 30 minutes, il fait le tour du monde», a dit El Malick Ndiaye. «Ce qui est devenu une force pour nous. Et les médias qui veulent
de l’audience, sont obligés de nous inviter».

En gros, précise-t-il, Pastef a réussi à trouver une alternative pour se maintenir au-devant de la scène. «C’est du naturel chez nous. Ce sont des militants que nous achetons. Nous savons comment accrocher nos militants en les orientant avec une stratégie en place», a-t-il conclu.

Nos tentatives de joindre Seydou Gueye,ministre coordonnateur de la communication de la présidence de la République pour équilibrer l’information sont restées vaines.

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