« Macky Sall a pris ce que le peuple ne lui a pas donné » Guy Marius Sagna

Avant la venue du coronavirus, le peuple sénégalais a tout donné au président Macky Sall. Tout! De 2012 à maintenant, le peuple lui a confié des milliers de milliards. Le pouvoir de nomination à tous les emplois civils et militaires. Sous le voile mensonger de la séparation des pouvoirs il concentre en lui les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Il a pris ce que le peuple lui a donné. Il a pris ce que le peuple ne lui a pas donné. Sa fortune est évaluée à des milliards. Il a tout. Il règne sur le sol, le sous-sol, l’air, les mers du Sénégal. Il contrôle tous les média d’État au point que certains n’y apparaissent qu’une fois tous les 5 ans lors des campagnes électorales.

Il contrôle le Hcct, le Cese, l’écrasante majorité des plus de 500 collectivités locales. Il contrôle le ministère de la santé, la police, la gendarmerie, l’armée… C’est cet homme et ses hommes qui au lieu d’accepter tête baissé leur échec accusent – tel dans les “Animaux malades de la peste” – le peuple. Quelle ignominie ! Macky, quel corona-plaisantin!

Je rappelle au président Macky Sall qu’il fait chaud. Très chaud. Et qu’il ne s’aventure surtout pas à confiner le peuple déjà suffisamment fatigué. Qu’il ne s’aventure surtout pas à profiter des conséquences de son incompétence pour confiner les libertés. Le peuple a tout compris.

À cette partie du peuple, bourgeois et petit bourgeois qui reçoit un salaire mensuel et qui a de l’espace chez lui contrairement au peuple où certains membres de la famille se couchent à 06h quand les autres se lèvent et libèrent de la place, à certains fils et filles d’ouvriers et de paysans qui semblent oublier leurs conditions je voudrais rappeler: attention à ne pas aimer les oppresseurs et à détester les victimes.

Ne nous trompons pas de colère. Ma colère va à l’endroit de ces hommes et femmes au service des intérêts néocoloniaux et de leurs intérêts politiciens et qui nous assassinent à petit feu. Jamais à l’endroit du peuple victime. Ce peuple à mon amour.

Par Guy Marius Sagna

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