Longues détentions en milieu carcéral : Le directeur de l’administration pénitentiaire se prononce

Le colonel Jean Bertrand Bocandé a livré quelques arguments qui font souvent que les détentions de certains détenus tirent en longueur.
Le premier aspect que le breveté de guerre de l’Université nationale de Beijing, en Chine, aura souligné la dépendance sur la complexité ou pas des enquêtes en cours. Ce qui n’a rien à voir d’ailleurs avec la gravité des faits.

« Nous avons par exemple, deux cas à Tambacounda au niveau des chambres criminelles : celui des supposés meurtriers de l’adjudant-chef Sané et aussi celui du condamné sur l’affaire Bineta Camara. Ce sont, certes, des faits graves mais avec des procédures simples ».

Donc, selon le directeur de l’administration pénitentiaire, cette situation de longue détention pour la plupart, est favorisée par la lenteur dans les enquêtes et certaines contraintes qui y sont liées.

Par ailleurs, le colonel Jean Bertrand Bocandé signifiera que des réunions de coordination sont organisées tous les jeudis pour dire que l’administration pénitentiaire et le ministère sont en parfaite entente dans la gestion en milieu carcéral. Mais, elle (l’administration pénitentiaire) ne donne pas d’ordre ou même d’instructions aux magistrats ou juges d’instruction.

Toutefois, la bonne information leur est donnée pour leur signifier que tel ou tel détenu a passé un temps important à notre niveau signale le directeur générale sur Walf.

Le DAP donnera également quelques statistiques de longues détentions, notamment à la prison de Thiès. « La prison de Thiès fait état de 1200 détenus avec des longues détentions au nombre de 145… » Les alertes périodiques sont faites pour faire état de leur situation selon la durée de la détention et aider ainsi au dés-engorgement de certaines cellules.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire