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Législatives: dépouillement en cours en Angola

Les élections se sont déroulées dans le calme, mercredi 23 août, en Angola, et le dépouillement a commencé dès la fermeture des bureaux de vote. On attend maintenant, d’ici vendredi, les résultats provisoires. Le parti qui obtiendra la majorité au Parlement décrochera la présidence du pays. Le principal parti d’opposition a dénoncé des fraudes.

Le dépouillement a commencé dès la fermeture des bureaux de vote en Angola. Les premiers résultats de ces élections générales sont attendus d’ici vendredi.

Plus de 9 millions d’électeurs étaient donc appelés aux urnes mercredi pour élire leurs députés. Le parti qui obtiendra le plus de sièges verra son candidat devenir président de la République. Et pour la première fois depuis 38 ans, ça ne sera pas José Eduardo dos Santospuisque le chef de l’Etat angolais sortant a décidé de céder le pouvoir.

Malgré tout, on dit l’élection acquise au MPLA, le parti Etat, au pouvoir depuis 42 ans. Joao Lourenço, l’ex-ministre de la Défense, est le dauphin désigné du président sortant.

A (RE)LIRE → Elections en Angola: «Probablement pas de grande surprise» d’après Jon Schubert

Si le scrutin s’est déroulé dans le calme, à l’issue de cette journée, l’Unita, le parti d’opposition historique, a dénoncé des fraudes en province et notamment à Huambo, où il aurait découvert des urnes déjà remplies. La commission électorale indiquait elle n’avoir revelé aucun incident notable.

Dans les quartiers populaires de Luanda, considérés comme plus favorables à l’opposition, malgré les critiques, les habitants étaient reconnaissants au président dos Santos de céder le pouvoir pacifiquement. Mais ils se plaignaient de manipulations. Des électeurs n’ont pas pu accéder à leurs bureaux de vote, la commission électorale les renvoyant à d’autres bureaux éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. Un phénomène déjà constaté en 2012 et qui pourrait grossir les chiffres de l’abstention.

Dans le quartier de Cimangol, ce sont surtout les femmes qui se sont fait refoulées devant ce qu’elles considéraient comme leur bureau de vote et envoyées à 10, 20 ou 30 kilomètres de là pour voter. Impossible pour elles de payer le transport. Les voilà tranformées en abstentionnistes.

Pour les habitants du quartier qui ont observé le vote, ce n’est pas un hasard. « Ce sont des manœuvres », dénoncent certains, qui y voient une façon de réduire le vote contestataire.

Dans les quartiers favorisés, les agents de la commission électorale et électeurs confirmaient ne pas avoir connu de telles difficultés.

Malgré ces perturbations, à Cimangol, tous insistaient sur l’importance de voter malgré tout, pour tenter sa chance et obtenir une meilleure gouvernance.

( Source: RFI)

 

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