Le Burundi organise des élections générales pour élire leur nouveau président en pleine pandémie

Contrairement à l’Éthiopie, qui a reporté ses élections d’août en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, le gouvernement burundais a choisi de les maintenir coûte que coûte. Non seulement le pays n’a pas imposé le confinement de ses quelque 11 millions d’habitants, mais la fièvre électorale a donné lieu à des rassemblements de milliers de personnes sans mesures de distanciation sociale.

Quelque 5,1 millions de Burundais sont appelés mercredi 20 mai à élire leur nouveau président, leurs députés et leurs conseillers municipaux. Un scrutin organisé en pleine pandémie de Covid-19 et au terme d’une campagne émaillée de violences et d’arrestations arbitraires.

Ces élections générales, arbitrées par une commission électorale accusée par l’opposition d’être acquise au pouvoir, vont se dérouler à huis clos. Le gouvernement a rejeté toute mission d’observation de l’ONU ou de l’Union africaine. Les bureaux de vote ont ouvert à 4 h GMT et doivent fermer à 14 h GMT. Les résultats provisoires sont attendus lundi ou mardi.

Le gouvernement a assuré au début de la crise sanitaire que le pays était protégé par la “grâce divine”. Il recense officiellement 42 cas, pour un seul décès, mais est accusé par des médecins sur place de minimiser la gravité de la situation. Il a même fait expulser l’équipe de l’organisation mondiale de la santé, chargée de le conseiller sur l’épidémie, la semaine dernière.

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