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Inscription de Karim Wade sur les listes électorales : la Cour suprême incompétente

Inscription de Karim Wade sur les listes électorales : la Cour suprême incompétente

La Cour suprême n’a pas donné gain de cause à Karim Wade, se déclarant incompétente pour statuer sur le rejet de son inscription sur les listes électorales.

M. Wade, candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la présidentielle de 2019, avait saisi la Cour après que le Tribunal d’instance hors classe de Dakar s’est déclaré incompétent sur cette affaire.
Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade a vu son inscription sur les listes électorales rejetée par les autorités administratives qui invoquent sa condamnation en mars 2015 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite à six ans de prison ferme et à payer une amende de 138 milliards de francs Cfa.
Grâcié en 2016, Karim Wade vit depuis lors au Qatar.
La requête introduite auprès du Tribunal d’instance hors classe de Dakar par Karim Wade pour son inscription sur les listes électorales “ne pouvait qu’être déclarée irrecevable”, avait déclaré à l’époque la direction générale des élections (DGE) ;

Il avait estimé que le requérant devait plutôt saisir la représentation diplomatique du Sénégal au Koweït.

Sur la base du Code électorale, le rejet de cette inscription sur les listes électorales entraine l’exclusion du candidat du PDS à l’élection présidentielle.
La Direction générale des élections (DGE) avait expliqué ce rejet par le fait que l’intéressé devrait “saisir le chef de la représentation diplomatique du Koweït où il réside…”.
La DGE avait rappelé que ’’conformément à l’article 11, alinéas 2 et 3, du décret n°2018-476 du 20 février 2018 portant révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, tout citoyen s’estimant lésé après la publication des listes électorales et détenant son récépissé doit saisir, directement ou par l’intermédiaire de la CENA, le président du Tribunal du ressort ou le chef de la Représentation diplomatique ou consulaire, s’il réside à l’étranger, pour être rétabli dans ses droits”.
’’Sur ces bases et, sachant que Monsieur Karim Meïssa Wade a introduit une demande d’établissement de la carte d’identité et d’inscription sur une liste électorale au niveau de la représentation diplomatique du Koweït, c’est le chef de cette représentation diplomatique qu’il aurait dû saisir”, avait précisé la DGE.
Elle ajoutait que “la liste des mouvements ainsi que des rejets motivés établie au terme du traitement des données par les services centraux (L.43 du Code électoral) et concernant la représentation diplomatique d’inscription de Monsieur Wade (le Koweït) en atteste. Par ces motifs, la requête introduite auprès de la présidente du Tribunal d’instance hors classe de Dakar ne pouvait qu’être déclarée irrecevable”.
“Aux termes des articles L.39 in fine, L.312, L.317 in fine et R.104, la révision exceptionnelle des listes électorales est organisée par un décret qui détermine les modalités du recours, précise les délais et renvoie au besoin au Code électoral”, rappelle la DGE