IL Y A 17 ANS, LE DRAME DU BATEAU “LE JOOLA”

Il y a 17 ans, le Sénégal enregistrait la plus grande catastrophe maritime de son histoire, avec le naufrage du bateau “Le Joola”, au large des côtes gambiennes, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002, un drame qui a fait 1863 morts et disparus pour seulement 64 rescapés, selon un bilan officiel.

Le ferry assurait la navette entre Dakar, la capitale sénégalaise, et Ziguinchor, la principale ville de la Casamance, la zone sud du Sénégal. Il avait une capacité de 500 passagers. Cet accident a été donc visiblement causée par une surcharge de passagers, d’où un appel à l’introspection les jours suivant le drame, pour un changement de comportement, un enjeu toujours actuel au regard des actes d’indiscipline notés au quotidien. Suite à ce drame, 600 enfants reconnus pupilles de la nation sont pris en charge par l’Etat, certains descendants des victimes ne sont pas toutefois pris en compte du fait de problèmes administratifs. Les familles des victimes continuent par ailleurs de réclamer le renflouement du bateau pour compléter leur deuil, ce qui inclut la construction d’un “mémorial du Joola”. Elles réclament de même un meilleure prise en charge psychosociale en raison des graves traumatismes créés par ce drame à propos duquel certains représentants de victimes continuent de réclamer “justice et vérité”, pour que les responsabilités soient situées dans cette affaire. La justice sénégalaise a conclu à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage, ce qui fait que le volet judiciaire de cette affaire a été enterré dès 2003. Les familles des victimes s’étaient alors tournées vers la justice française, dix-huit Français faisant partie des victimes.  En août 2003, une information judiciaire a été ouverte, en France, pour homicides involontaires.  Le navire transportait 1 928 personnes, alors que la capacité d’embarquement était limitée à 536 passagers. Le ferry n’était pas en état de prendre la mer, et les secours avaient tardé à arriver. Mais en 2016, la cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu que la justice française avait rendu en première instance, en 2014.

Src : APS

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