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G20 : le pétrole, baromètre de la guerre en Syrie

En cas de frappes contre la Syrie, le prix du baril pourrait s’envoler à 150 dollars. Une catastrophe pour les grands pays émergents, à l’exception de la Russie.

 

Pour mesurer l’état des forces sur la Syrie, au G20, il n’y a un indicateur clé à surveiller: le prix du pétrole. S’il monte c’est que le camp de la guerre, emmené par Obama, marque des points. S’il baisse c’est bon signe pour Vladimir Poutine, meilleur allié de Bachar el-Assad. Le brut est devenu le baromètre de la guerre.

Depuis le feu vert de la Commission des affaires étrangères du Sénat américain mercredi soir, le baril de Brent a gagné 0,40% dépassant à nouveau les 115 dollars tandis qu’à New-York, le WTI s’échange à 107 dollars, en hausse de 0,50%. Une bonne nouvelle pour l’arrivée de Barack Obama et François Hollande à Saint-Pétersbourg.

Une très mauvaise nouvelle pour les pays émergents, à l’heure où leurs monnaies sont attaquées sur les marchés et où leurs économies ralentissent, qui explique en partie leur hostilité à une intervention militaire américaine. En cas de frappes contre la Syrie, le baril de brut pourrait s’envoler à 150 dollars préviennent les experts. Parmi les BRICS, seule la Russie en profiterait. Pour l’Inde et l’Indonésie, dont les devises s’effondrent, ce serait une nouvelle catastrophique. Une flambée du pétrole aggraverait leur déficit extérieur, l’inflation, et la chute de leur monnaie.

La Chine a déjà fait savoir tout le mal qu’elle pensait d’une intervention en Syrie à cause de son impact attendu sur le prix de l’or noir. «Une intervention militaire en Syrie aurait un impact négatif sur l’économie mondiale, spécialement par le biais de la hausse des prix du pétrole» a rappelé Zhu Guangyao, le vice-ministre chinois des Finances au G20.

La Chine dépend à 70% des importations pour ses besoins en pétrole, notamment en provenance du Moyen-Orient. Ce n’est pas tant la hausse des prix du baril qui inquiète Pékin, mais les risques d’approvisionnement si des frappes en Syrie embrasaient toute la région.

Les dirigeants des pays des BRICS doivent tenir une réunion en marge du G20 à Saint-Pétersbourg cet après-midi, pour tenter de trouver la parade à la chute de leurs devises. Pékin évoque aun pool de devises de 100 milliards de dollars serait mis à disposition des BRICS, dans l’espoir de contrer les attaques spéculatives contre les devises émergentes sans faire appel au FMI.

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