Etats-Unis : Donald Trump prive Twitter et Facebook de leur protection

Le président américain a signé, jeudi, un décret visant à limiter la protection dont bénéficient les services comme Twitter et Facebook. Surpris par la décision de Twitter d’ajouter un lien à deux messages publiés mardi qui spécifiait qu’il avançait des contre-vérités à propos de la fiabilité du vote par correspondance, le président des Etats-Unis a signé un décret exécutif qui invite les agences fédérales concernées à réexaminer la pierre angulaire sur laquelle se sont développés les réseaux sociaux.

« Ils ont le pouvoir non contrôlé de censurer, éditer, dissimuler ou modifier toute forme de communication entre des individus et de larges audiences publiques. Il n’y a pas de précédent dans l’histoire américaine qu’un si petit nombre de sociétés contrôlent une si grande sphère d’interaction humaine », a écrit le président des Etats-Unis à propos des mastodontes des réseaux sociaux. La charge est paradoxale puisque l’ancien homme d’affaires a bâti en partie sa carrière politique sur un usage effréné de Twitter avec un compte suivi aujourd’hui par plus de 80 millions d’abonnés.

A la veille de la signature du décret présidentiel, Jack Dorsey, le directeur général de Twitter, a indiqué qu’il n’entendait pas reculer. « Nous continuerons à signaler des informations incorrectes ou contestées », a-t-il assuréDes liens similaires à celui qui a déclenché l’offensive de Donald Trump ont ainsi été ajoutés depuis à des dizaines de messages publiés sur la plate-forme, dont ceux de Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

Ce dernier y affirmait que l’épidémie due au coronavirus avait peut-être commencé aux Etats-Unis et s’était propagée en Chine du fait de l’armée américaine.

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