CORONAVIRUS: L’Afrique se barricade

« le Sénégal se barricade », lance le quotidien 24 heures en première page. Dakar a en effet décidé de suspendre ses liaisons aériennes avec certains pays fortement touchés par le coronavirus.

« Le Sénégal se barricade » : c’est le grand titre également de Walf Quotidien qui précise que « Les lignes aériennes en provenance et vers les destinations de la France, de l’Italie, de l’Espagne, de la Belgique, du Portugal, de l’Algérie et de la Tunisie sont suspendues pendant 30 jours. »

En Côte d’Ivoire, L’Intelligent déclare la guerre au coronavirus en l’interpellant directement… « Covid 19, tu ne gagneras pas cette guerre… Voici les mesures prises pour te mettre sans pitié hors d’état de nuire. » Et le quotidien ivoirien de les égrainer : renforcement des contrôles aux frontières, mises en quarantaine, fermeture des écoles… etc…

Le Mali, lui, est toujours épargné… pour l’instant… Mais attention pointe L’Indépendant, « le Mali est encerclé par six pays voisins qui ont enregistré au moins un cas d’infection au Covid-19. Le Mali qui reste aussi un pays en contact presque quotidien avec l’Europe en confinement et en restriction face à la multiplication des cas, notamment en Italie, en Espagne et en France. (…) La rumeur se voulait rassurante, relève L’Indépendant, après les élucubrations au sujet d’une résistance des Africains noirs au virus. Ou comme les températures très élevées pour la saison auxquelles ne résisterait pas le virus. La réalité est plus amère, soupire le quotidien bamakois, car le continent, mal préparé et aux moyens limités, risque de faire les frais d’une maladie importée qui, pour une fois, n’a pas une origine africaine. »

En Algérie, à présent, « la suspension des manifestations hebdomadaires du hirak fait désormais l’unanimité parmi la classe politique et les activistes du mouvement populaire. » C’est ce que souligne le site d’information TSA. Pour le quotidien Liberté, « il faut suspendre les manifestations, pas la révolution. (…) Devant la perspective d’une situation aussi grave que celle que nous allons vivre et qui nous menace dans notre santé et dans nos vies, il n’y a pas d’alternative à la position responsable, affirme Liberté. Par sa nature, le mouvement populaire ne devrait pas pouvoir prendre le risque de se retrouver dans le rôle de vecteur de propagation massive d’une maladie qui n’a pas encore de remède, dans un pays dont le gouvernement s’est montré gravement imprévoyant, un pays au système de santé sous-équipé et déstructuré par la désinvolture politique, la corruption administrative et le népotisme. »

Rfi

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