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Centrafrique: poursuite des violences entre chrétiens et musulmans

Le nouveau pouvoir en Centrafrique a commencé à préparer dimanche le programme de pacification qu’il devra appliquer en urgence face à la poursuite des violences entre chrétiens et musulmans, une nouvelle fois dénoncées par les Etats-Unis. Dans Bangui, violences, tirs et tentatives de pillages se sont concentrés dimanche autour du quartier du PK-5, au centre-ville, le poumon commercial de la capitale, avec ses centaines de magasins appartenant pour la plupart à des musulmans.

Ces commerces (alimentation, téléphonie, pièces détachées pour automobiles,…) attisent depuis des jours la convoitise des pillards et miliciens chrétiens anti-balaka massés aux environs et qui lancent des raids, entraînant la riposte de jeunes musulmans, aidés d’ex-Séléka, qui ont érigé des barricades pour bloquer les accès, avec des violences débordant dans les quartiers voisins, particulièrement à Miskine. Ce regain de tension inquiète les Etats-Unis qui ont averti dimanche les auteurs de ces violences qu’ils étaient prêts à les sanctionner.

La nouvelle présidente centrafricaine Catherine Samba Panza, après avoir prêté serment, le 23 janvier 2014 à Bangui © AFP Issouf Sanogo “Les États-Unis sont prêts à envisager des sanctions ciblées contre ceux qui déstabilisent encore davantage la situation ou poursuivent leurs propres intérêts en favorisant ou encourageant la violence”, a ainsi averti le secrétaire d’Etat américain John Kerry dans un communiqué. Des tirs ont ainsi été encore entendus dans la nuit de samedi à dimanche dans ce quartier de Miskine, patrouillé par les soldats français de l’opération Sangaris et africains de la Misca. “Les anti-balaka se servent de Sangaris pour progresser derrière eux: quand les Français partent, ils nous attaquent!”, accusait dimanche Adam, habitant du quartier.

Après avoir commencé à les désarmer à leur arrivée le 5 décembre, les Français ont en effet décidé de laisser des moyens de défense à certains ex-Séléka, devenus vulnérables après avoir régné en maîtres et terrorisé Bangui en toute impunité pendant des mois. “Il y a un certain nombre de concessions Séléka que nous autorisons à se défendre”, a expliqué à l’AFP le lieutenant-colonel Thomas Mollard, porte-parole de Sangaris.

A peine nommé samedi par la présidente Catherine Samba Panza, le nouveau Premier ministre, André Nzapayeké, (son nom signifie en langue nationale sango “Dieu est là”) a lui fixé la feuille de route du futur gouvernement dont la composition devrait être annoncée rapidement. Priorité numéro un: “arrêter les exactions” dans le pays, a indiqué le Premier ministre dans un entretien diffusé dimanche par RFI et qui se place ainsi sur la même ligne que la présidente élu lundi pour remplacer Michel Djotodia.

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Avec: Thèrèse Sambou Articles similaires

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