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Candidatures du Pds

Depuis sa fondation en 1974, le Parti démocratique sénégalais n’aura jamais connu autre candidat à la présidentielle que Me Abdoulaye Wade, son géniteur. En effet, le “Pape du Sopi” aura jusque là, été le porte étendard de son parti, durant 7 élections présidentielles.

Wade : 5 élections perdues, 2 remportées

Les 5 premières élections de sa vie politique, Wade les a perdus En 1978, date de sa première présidentielle, il n’a récolté que 17,38% des voix.  En 1983, il a chuté à 14 ,79% avant de remonter jusqu’à 25,80% des voix en 1988. Une montée qui se poursuivra en 1993 où son score est de 32,03%. N’empêche, il a, pendant tout ce temps, été battu par Léopold Sédar Senghor et son successeur, Abdou Diouf.

En 2000, l’année du sacre, les sénégalais le porteront à la tête du pays, après un scrutin âprement disputée à l’issue duquel il a raflé 58,10% des voix. Sa seconde victoire, Wade le connaitra en 2007, année durant laquelle, il n’a pas eu besoin d’aller au second tour. Macky Sall était son Directeur de campagne. Mais, il goutera encore, 5 ans plus tard, en 2012, à la défaite, battu par son ancien Premier ministre, Macky Sall.

Aujourd’hui vétéran de la classe politique sénégalaise, Wade qui avait toujours combattu à la tête de ses troupes durant toutes les batailles électorales, a ouvert une voie qui le mènera à la retraite politique. Et cette voie, c’est le processus qui devra mener au choix du candidat qui devra représenter le Pds aux futures échéances électorales.

 L’arme que le parti va bien lui laisser

Pourtant, signale Farba Senghor, un de ses fidèles partisans et cacique du Pds, il serait encore prématuré de parler d’une retraite de Me Wade. Il souligne que le père de Karim dispose et disposera d’une arme politique assez redoutable : «Pour moi, choisir un candidat n’est pas tourner la page Wade. A mon avis, il sera,  tant qu’il restera en possession de la plénitude de ses moyens, secrétaire général national  du parti. Car le parti est une force politique, une force de frappe dont il ne devra jamais se déposséder». L’ancien chargé de la propagande du Parti démocratique sénégalais estime même que présenter la carte Wade à une élection, n’est pas chose à écarter : «Wade est le secrétaire général du Pds et il le restera. Donc c’est une arme politique qui est entre ses mains, dont il ne se dépossédera jamais. Et là, il y a eu une évolution. On est à un moment où il faut des changements. Donc nécessairement, il faut que le parti soutienne un candidat. Mais si les circonstances l’exigent, dans le futur, je pense que rien ne s’opposerait à une candidature de Me Abdoulaye Wade».

«A partir de mars, Wade tournera la page de la politique»

 

Si Farba Senghor refuse de fermer la page Wade, le politologue, Ibou Sané, lui, estime que ce mois de mars risque d’être le mois d’adieu de Wade à la politique. Mais, le “pape du Sopi” n’aura pas laissé derrière lui, une situation des plus reluisante au sein de son parti : «Malheureusement, il aura laissé le parti en lambeaux alors qu’il aurait pu avoir une sortie honorable en laissant le parti se choisir un secrétaire général un ou des candidats à l’élection présidentielle et jouer le rôle d’arbitre et de conseiller. Mais il ne joue pas ce rôle, il dicte tout», a déclaré le politologue, joint au téléphone par Seneweb. Pour le Pr Ibou Sané, «il aurait été mieux indiqué, pour le Président Wade, de démissionner du Pds, vu son âge, et d’organiser en ce moment sa succession du parti de manière démocratique à l’intérieur du parti pour permettre aux militants, à la diaspora, de désigner eux  mêmes leur secrétaire général et leur futur candidat».

Le dernier combat, pour l’amour d’un fils

Restera ou ne restera pas, Wade est aujourd’hui à l’épilogue de sa carrière. L’alternance générationnelle qui va inéluctablement s’opérer au sommet de sa formation politique, va progressivement éclipser son emprise sur le parti. Emprise actuelle dont l’existence ne s’explique que par un une cause : la nécessité de faire libérer son fils.

 

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