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Afrique du Sud: une syndicaliste tuée par balles à la mine de Marikana. Google+
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Afrique du Sud: une syndicaliste tuée par balles à la mine de Marikana.

Trente-six personnes ont été tuées dans des inondations au Soudan, dans une région au nord de Khartoum touchée à plusieurs reprises par des fortes pluies depuis le 1er août, a indiqué dimanche la radio d’Etat.

“Trente-six personnes ont été tuées dans l’Etat du Nil et 5.000 maisons ont été détruites en raison des fortes pluies et des inondations”, a rapporté la radio Omdurman.

L’information, envoyée par SMS, ne précise pas quand les décès ont eu lieu, mais de fortes pluies ont de nouveau touché Khartoum et ses environs vendredi, après de précédentes inondations ayant débuté le 1er août.

Accompagnée de vents violents, la pluie est tombée pendant quatre heures à Khartoum, où même les bâtiments modernes ont souffert de fuites.

Un photographe de l’AFP a constaté samedi que les environs de Khartoum avaient été transformés en un lac, d’où des maisons, détruites ou partiellement endommagées, émergeaient.

Ceux dont les habitations tenaient encore débout avaient sorti leurs meubles et autres biens à l’extérieur et certains étaient assis sur des lits pour échapper à l’eau de couleur marron.

De nombreux Soudanais vivent dans des maisons constituées d’une seule pièce et construites en briques de boues, pouvant facilement être détruites par les eaux.

Les systèmes d’évacuation sont peu développés dans la capitale, où de faibles précipitations peuvent provoquer des inondations.

Avant le déluge de vendredi, les Nations unies avaient indiqué que 11 personnes avaient péri depuis le début du mois à Khartoum et dans d’autres régions du Soudan, du fait d’inondations qui avaient affecté près de 100.000 personnes.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU avait précisé que Khartoum et l?État du Nil avaient été les plus touchés par ces inondations qui avaient également affecté cinq autres provinces.

“Les crues subites ont (…) détruit ou endommagé plus de 14.000 maisons dans les provinces affectées”, avait alors indiqué l’Ocha.

Un groupe de jeunes bénévoles, Nafeer, avait de son côté donné un bilan beaucoup plus lourd vendredi, avant les nouvelles précipitations.

Il avait ainsi fait état de 14.517 habitations détruites ou endommagées et de 72.000 personnes affectées pour seulement quatre quartiers situés à la périphérie de Khartoum, en s’appuyant sur des recherches basées notamment sur des questionnaires remplis par des victimes des inondations.

“Certaines familles vivent encore dans des écoles, dans des conditions précaires; beaucoup d’endroits sont privés d’ électricité et de moyens de transport”, avait indiqué Nafeer.

Il avait souligné le besoin urgent d’aide pour ces familles, qui ne disposent pas toujours d’eau potable.

L’agence officielle Suna avait indiqué la semaine dernière que de l’aide alimentaire avait été parachutée sur la région de Khartoum où, selon l’agence officielle Suna, des routes dans l’est de la capitale étaient sous 1,5 mètre d’eau.

 

Afrique du Sud: une syndicaliste tuée par balles à la mine de Marikana.

 

Une syndicaliste a encore été abattue lundi à la tristement célèbre mine de Marikana, dans le nord de l’Afrique du Sud, régulièrement endeuillée par un sanglant conflit syndical, un an après une fusillade policière qui y a fait 34 morts.

Tuée devant chez elle, Nbongile Madolo était une responsable du Syndicat national des mineurs (NUM), l’ancienne organisation majoritaire. Elle avait la charge de six enfants.

“C’est la première fois qu’une femme est tuée, et c’est choquant”, a indiqué à l’AFP Thandi Mateyisa, une nièce de la victime.

“Tout le monde a peur, tout le monde a peur. De ce qui vient juste d’arriver. Si vous commencez à parler, à faire quoi que ce soit, vous ne savez pas ce qui peut vous arriver”, a-t-elle ajouté.

Le NUM, proche du pouvoir, est opposé à Amcu, une organisation radicale qui a organisé la grande grève de 2012 et est devenu le syndicat principal à Marikana. Leur bataille prend souvent des allures de guerre des gangs.

Le 16 août 2012, la police sud-africaine avait abattu 34 grévistes devant cette mine de platine exploitée par le groupe britannique Lonmin, faisant également 78 blessés. Des affrontements avaient déjà fait 10 morts la semaine précédente.

La grève de Marikana est finie depuis octobre 2012, mais intimidations, agressions et attaques entre syndicaux rivaux y sont quasi quotidiennes. On a compté une vingtaine de morts depuis un an.

Climat de terreur

Mbulelo Nqapo, l’un des responsables locaux du NUM a ainsi été assassiné en juin devant son bureau, le corps criblé de onze balles.

“Je suis la prochaine cible. Ils l’ont dit: après Mbulelo, le prochain sur la liste, c’est moi”, assurait récemment son supérieur, le secrétaire de section Sisa Buyeye, se souvenant des menaces à répétition proférées contre son collègue par des grévistes ayant rejoint les rangs d’Acmu.

Le corps en décomposition, pieds et poings liés, d’un membre d’Amcu a également été retrouvé en juin près d’une autre mine à quelques dizaines de kilomètres.

Dans ce climat de terreur, nombre de syndicalistes ont pris la fuite, alors que la police semble impuissante. Ceux qui sont restés sur place refusant de révéler leur identité ou de donner des preuves des agressions subies afin de préserver leur sécurité.

D’où les difficultés de la commission d’enquête, mise en place par le président Jacob Zuma pour faire la lumière sur le drame d’août: après des mois de travaux, elle est encore loin de pouvoir rendre ses conclusions. Des parties se sont retirées faute d’argent et les témoins clés disparaissent les uns après les autres.

Multiplication de suicides

Daluvuyo Bongo, un permanent du NUM, a été abattu quelques jours après avoir participé à une reconstitution de la tuerie conduite par le président de la commission d’enquête, le juge Ian Farlam.

Mawethu Steve, membre d’Amcu et important témoin de l’enquête, a lui été assassiné dans un bar près de Marikana en mai, avant même d’avoir été entendu.

Et cette violence ne se limite pas au milieu syndical. Le sangoma (guérisseur traditionnel) Alton Joja, qui avait “envoûté” les mineurs afin de les “protéger” contre les balles des policiers en août 2012, a également été retrouvé mort.

Un autre phénomène vient encore davantage endeuiller la région: la multiplication des suicides. L’AFP en a compté sept. Deux témoins convoqués par la commission Farlam et deux survivants déboussolés de la tuerie du 16 août ont notamment mis fin à leurs jours.

Amcu, insignifiant il y a encore un an, est devenu majoritaire dans la région minière où se situe Marikana. Il revendique maintenant 120.000 adhérents au niveau national, contre 270.000 au NUM.

Et dans les états-majors des syndicats ou de l’ANC –le parti au pouvoir, allié du NUM–, les discours restent guerriers.

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